
La forêt de Lyons
« La plus belle hêtraie d'Europe », disaient les guides du XXe siècle. Les forestiers y élèvent patiemment les hêtres depuis le XIXe siècle ; les plus beaux chênes, au grain fin et régulier, deviennent les fûts des grands vins.

Ouvrez le livre de La Licorne et vivez une expérience personnelle.
Quatre siècles d'hospitalité au cœur de l'un des Plus Beaux Villages de France, une table étoilée, et l'une des plus belles hêtraies d'Europe aux portes de la maison.
« En cuisine, tout est histoire de terroir, d'abnégation et de respect… Tout est histoire de dosage ; celui de la passion dans un zeste de raison… »
F. Levesque, préface de Saveurs et Terroir en terres de Lyons-la-Forêt
Né en Normandie, Christophe Poirier est un adepte d'une cuisine simple et sans artifice : l'enchaînement des saveurs vient de la combinaison naturelle et douce des produits de ses terroirs, et la justesse des cuissons en est le point d'orgue.
Après avoir été le second de Jean-Marc Boyer, chef étoilé en Pays d'Oc, il revient en Normandie en 2008 pour la renaissance de La Licorne Royale et du Grand Cerf.
Le restaurant existe depuis 1768. Sa salle, véritable musée orné de casques, de lettres et d'habits du Premier Empire et de la cour des tsars, allie les plaisirs du goût à ceux du regard.






Quinze étapes en terres de Lyons-la-Forêt, et pour chacune une recette du chef. Une forêt, des moulins, des abbayes, des châteaux et des légendes, à découvrir depuis La Licorne, puis à retrouver à table.
Je mourrai de trop de désir,
Si je la trouve inexorable ;
Je mourrai de trop de plaisir,
Si je la trouve trop favorable.Isaac de Benserade, enfant de Lyons (1612)

« La plus belle hêtraie d'Europe », disaient les guides du XXe siècle. Les forestiers y élèvent patiemment les hêtres depuis le XIXe siècle ; les plus beaux chênes, au grain fin et régulier, deviennent les fûts des grands vins.


Dans cette imposante bâtisse néo-normande, près de la halle, Ravel séjourne dans les années 1920. Il y compose le Tombeau de Couperin et y orchestre les Tableaux d'une exposition de Moussorgski.
Mon conseil de chef« Accompagner d'un émincé de radis rouges. »


Emmanuel Boivin, ingénieur de l'Office national des forêts, fait revivre trois générations de gardes forestiers : leurs tournées, leurs maisons forestières avec four à pain, vache et basse-cour.


Sous le porche du Grand Cerf, une loupe de hêtre sert de socle à une œuvre d'art. Sa sœur est restée en forêt : partez à la recherche du hêtre marqué de « Dieu le Père », et n'oubliez pas d'en étreindre le tronc.
Mon conseil de chef« Peut être agrémenté de petits croûtons secs nature. »


Propriété du roi de France au XIVe siècle, les trois moulins ont fait tourner l'indiennerie du maire Louis Goutan, puis produit l'éclairage public de tout Lyons, en avance sur bien des villes de France.
Mon conseil de chef« Fouetter 1 dl de crème liquide assaisonnée, ajouter de la ciboulette ciselée et quelques pistils de safran. Poser au centre de l'assiette une quenelle de crème. »


Fondé à la demande pressante des Lyonsais en 1622, le couvent devient bien national en 1793, puis la manufacture de toiles imprimées de Louis Goutan.


Né à Lyons le 15 octobre 1612, poète, courtisan et bel esprit, il fut le protégé de Louis XIV, de Mazarin et de Richelieu, à qui il composa une épitaphe pleine d'humour.


Bâtie au début du XIIe siècle sur les fondations d'un temple gallo-romain, elle présente une façade en damier de grès et de silex et une Éducation de la Vierge du XVIe siècle.


Sa première abbesse est bénie en 1253. Devenue bien national, l'abbaye laisse place à une filature de coton ; le marquis de Radepont en fait des « ruines romantiques » pour son parc.


Né à Lyons en 1531, ce moine de l'abbaye de Mortemer publie en 1579 La Nouvelle Fabrique des excellents traits de vérité : 99 contes dans la veine de Rabelais.
Mon conseil de chef« Servir bien frais, accompagné d'une glace aux pétales de roses. »


Château et colombier inscrits aux Monuments historiques. Jules Michelet y a séjourné et écrit ; un centre d'art y présente plus de cinquante sculptures et des expositions d'avril à novembre.


Une allée d'un kilomètre et demi, plantée d'une double rangée de tilleuls et de platanes, mène au château de briques roses bâti par Michel Sublet.
Mon conseil de chef« Ne pas monter les blancs d'œufs trop fermes, comme on le fait trop souvent : il leur reste ainsi les réserves de force nécessaires au développement parfait du soufflé. »


L'armateur rouennais Jacques Le Pelletier fait bâtir ce château de briques à quatre tours ; il abrite depuis 1961 un musée des arts et traditions de Normandie.
Mon conseil de chef« D'un point de vue esthétique, vous pouvez parsemer des morceaux de fraises sur chaque poire, dans sa longueur. »


Selon la légende, les belles célibataires qui viennent y lire la prière et déposer un petit objet trouvent l'âme sœur dans l'année. Aucune, dit-on, n'a encore contesté le résultat.
Mon conseil de chef« Servir avec une cuillère de crème double, pour un contraste de saveur, de température et de texture. »


Reconstruite par le duc de Penthièvre après le grand incendie : trois épis de neuf poteaux, huit travées, une toiture de petites tuiles plates de pays. Elle rythme toujours les jours de marché.
Mon conseil de chef« Surtout garder vos légumes croquants, pour un maximum de fraîcheur. Ajouter un trait d'huile d'olive et de la fleur de sel. »

Les archives notariales et le terrier de 1678 permettent de suivre la maison depuis l'Ancien Régime : aubergistes, maîtres de poste, voyageurs illustres. Un bel escalier d'époque Louis XIII témoigne encore de ses débuts.


Après la destruction presque complète de Lyons en 1590 et 1591, pendant la guerre entre Henri IV et les ligueurs, le village renaît. L'auberge du « Cheval Blanc » ouvre vers 1610 au cœur de la petite cité, bâtie sans doute par les Benserade, maîtres des eaux et forêts.
Un acte notarié de 1669 nomme le premier hôtelier, Pierre Richard. Le terrier de 1678 décrit la maison de Jean Lapostre, hôtelier, « avec la cour assise sur la grande place de ce lieu vulgairement appelé la Licorne ».
En 1730, Philippe Le Tailleur tient la « Licorne Couronnée ». En 1768, François Labour prend la maison, qui devient « La Licorne Royale », comme le rappelle l'inscription peinte au-dessus de la cheminée. En 1789, il en devient pleinement propriétaire.
La duchesse de Berry lance la mode des bains de mer à Dieppe : La Licorne devient l'étape des familles parisiennes. Henri Labour est maire de Lyons de 1815 à 1821. Les Lieubray reprennent la maison et reçoivent en 1855 le brevet de Maître de Poste.
L'état-major des francs-tireurs prend pension à La Licorne. Le duc de Chartres, petit-fils du roi Louis-Philippe, y séjourne sous le nom de Robert Le Fort.
En juin 1913, Lyons accueille le congrès international forestier : La Licorne reçoit des délégués venus du Danemark, du Japon, d'Argentine. Le 16 avril 1921, le banquet d'inauguration du monument aux morts s'y tient.
Après la Seconde Guerre mondiale, la façade est entièrement refaite. En 2005, la maison retrouve son enseigne traditionnelle, « La Licorne Royale ». Les chambres sont repensées à partir de 2007 avec la maison de décoration Flamant, et le chef Christophe Poirier couronne la table d'une étoile en 2014.
« Les roses croulent comme des cascades, tellement de roses que l'air est parfumé comme le boudoir d'une jolie femme. »La Dépêche de Rouen, « Parmi les roses de Lyons-la-Forêt », à propos des jardins de La Licorne
Peut-on parler du Pays de Lyons sans commencer par sa forêt ? Près de 11 000 hectares de hêtres, l'une des plus belles hêtraies d'Europe, que l'on dit volontiers la plus remarquable de France.
Broussailles primitives ou futaies cathédrales, landes, vallées et vallons semés de hameaux : la forêt est ici un monde où l'homme se sent à la fois protecteur et protégé. C'est elle qui, siècle après siècle, a attiré moines, ducs et rois, et c'est autour d'elle que s'est écrite l'histoire de ce petit pays, bien plus glorieuse que sa discrétion ne le laisse deviner.
Pas moins de cent vingt séjours royaux ont été recensés au Pays de Lyons entre 935 et 1337.

Une voie romaine reliait sans doute Rouen à Beauvais en traversant Lyons, Lilly, Morgny et Bézu. Lilly (Lilliacum), Fleury, Morgny et Lyons portent des noms d'origine gallo-romaine, et le sol a livré tuiles, sarcophages, colonnes, bas-reliefs et monnaies, de Néron à Trajan. À Lyons même, dans le quartier du Bout-de-Bas, le docteur Marc-Adrien Dollfus a mis au jour un théâtre gallo-romain adossé au flanc du vallon, actif jusqu'au IIIe siècle.
Héritière des lois impériales, la forêt reste domaniale : réserve de bois et de chasse, elle le demeurera toute son histoire. Clotaire II et Dagobert, qui résidaient à Étrépagny, y chassaient sans doute. Charles le Chauve et Carloman II habitent un palais appelé Basiu, que l'on situe à Bézu, à l'actuel manoir de La Fontaine-du-Houx. Selon la chronique de Saint-Bertin, Carloman y est mortellement blessé à la chasse en 884, dans la forêt de Bézu, ancien nom de la forêt de Lyons.
En 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte entre Charles le Simple et Rollon donne naissance au duché de Normandie. Son fils Guillaume Longue Épée, très attaché à cette forêt située à une trentaine de kilomètres de Rouen, fait bâtir en 935 une vaste résidence à Saint-Denis-en-Lyons, au-dessus de la Lieure.
Guillaume le Conquérant y signe une charte en 1050. Quelques années avant Hastings, il ordonne en 1060 la construction d'une forteresse à Lyons, poste stratégique à quelques lieues de la frontière entre le royaume de France et le duché. Son fils Henri Ier Beauclerc l'achève ; on en a retrouvé les bases de l'imposant donjon.
Henri Ier reste la grande figure de Lyons. La chronique raconte qu'après un repas de lamproies, poisson très prisé au Moyen Âge, il fut pris de violentes douleurs et mourut en son château de Lyons le 1er décembre 1135. En 1163, son petit-fils Henri II Plantagenêt et l'impératrice Mathilde financent la nef de l'abbatiale de Mortemer. Richard Cœur de Lion choisit pour confesseur Guillaume, abbé de Mortemer, et pour proche chevalier Étienne de Longchamps, compagnon de la troisième croisade, gouverneur de Saint-Jean-d'Acre puis prévôt de Lyons à son retour.

Vers 1134, quelques religieux venus d'un prieuré de Beaumont-le-Perreux, séduits par la vie de trois ermites installés près d'un étang alors dit « fangeux », fondent l'abbaye de Mortemer dans le vallon du Fouille-Broc, avec la bénédiction de l'archevêque de Rouen et d'Henri Ier. Au cœur de la forêt, Mortemer est l'un des actes fondateurs du Pays de Lyons.
Défricher, c'est aussi bâtir des granges dans les clairières, où viennent s'établir des familles de paysans. Ainsi naissent Beauficel, lande stérile devenue en un siècle un village avec son église, ou Bosquentin, ermitage changé en vaste domaine agricole. L'abbaye de Saint-Denis fonde Fleury-la-Forêt, Lilly et Morgny, les « trois villes de Saint-Denis » ; Les Hogues naissent de l'abbaye de L'Isle-Dieu.

Le château de Lyons commande les forts de la vallée de l'Andelle, Vascœuil ou Pont-Saint-Pierre. Philippe Auguste s'en empare à deux reprises, en 1193 puis le 1er juillet 1202. Lyons perd alors son rôle militaire, mais les rois en font un lieu de villégiature et de chasse : Saint Louis y vient au moins quatre fois et fonde une maladrerie à Lilly ; Philippe le Bel, grand chasseur et amateur de chevaux, y séjourne quarante-sept fois en vingt-neuf ans de règne.
Charles VII et Agnès Sorel, la Dame de Beauté, séjournent au manoir de La Fontaine-du-Houx. Il faut pourtant attendre 1450 et la victoire du connétable de Richemont sur les Anglais à Formigny pour que le Pays de Lyons devienne définitivement français et retrouve la paix après la guerre de Cent Ans.

Le pouvoir ducal puis royal et la présence des abbayes laissent peu de place aux grandes seigneuries : seules celles de Vascœuil, Rosay et Lisors sont attestées dès les XIe et XIIe siècles. La famille Le Portier, gardienne du château de Lyons, donne au pays l'un de ses plus illustres enfants : Enguerrand de Marigny, surintendant des finances de Philippe le Bel, maître de tout le sud du pays et du château de Touffreville, fondateur de la collégiale d'Écouis. Condamné et pendu au gibet de Montfaucon, il est réhabilité et inhumé dans sa collégiale.
Le XIVe siècle voit naître la maîtrise des eaux et forêts. En 1528, François Ier donne la vicomté de Lyons à la duchesse de Nemours. Charles IX s'éprend de la forêt et y chasse souvent, faisant peut-être de La Fontaine-du-Houx son pavillon de chasse. La légende veut qu'il ait donné aux quatre familles de gentilshommes verriers de la forêt, Caqueray, Bongars, Vaillant et Martel, les noms de ses quatre chiens favoris.

Bailliage, siège d'élection, maîtrise des eaux et forêts : la présence des officiers royaux fait de Lyons le cœur d'un territoire de près de soixante paroisses. Autour vivent bûcherons, sabotiers, vanniers et charbonniers ; en ville, conseillers, magistrats et gentilshommes verriers forment une bourgeoisie riche et active, qui bâtit les belles maisons faisant aujourd'hui de Lyons l'un des Plus Beaux Villages de France.
Ralliée à la Ligue, la ville souffre durement en 1590 face aux troupes du futur Henri IV, mais se relève vite : cordeliers en 1624, ursulines et bénédictines de Saint-Charles en 1630. C'est dans cette ville renaissante qu'ouvre, vers 1610, l'auberge qui deviendra La Licorne. Le poète Isaac de Benserade, né à Lyons, brille à la cour de Louis XIV. En 1775, le comté de Gisors, dont dépend Lyons, revient au duc de Penthièvre, charitable et aimé de la population, qui fait construire la halle actuelle.


Devenue bien national en 1789, la forêt est livrée aux pillages, au point qu'il faut appeler la gendarmerie. Les XIXe et XXe siècles la restaurent patiemment, jusqu'au magnifique massif que l'on parcourt aujourd'hui. Le pays, partagé entre l'Eure et la Seine-Inférieure, perd ses abbayes, ses couvents et ses officiers : Lyons passe de 1 740 à 740 habitants en un siècle. Filatures et verreries ne durent guère, et la manufacture de toiles imprimées installée par Louis Goutan dans l'ancien couvent des Cordeliers ferme en 1848.
À l'écart du chemin de fer, le pays garde intacts sa forêt, sa lumière et ses maisons. Ils séduisent Jules Michelet, Paul-Émile Pissarro, Jean Renoir, Jacques-Émile Ruhlmann, Maurice Ravel ou Claude Chabrol, et tant d'autres venus chercher ici le calme et la beauté.

Outre ses sites naturels, le Pays de Lyons compte de nombreux monuments classés (MH) ou inscrits (ISMH) à l'inventaire des monuments historiques.


Toutes les chambres portent le nom d'un lieu-dit de légende ou d'une clairière de la hêtraie de Lyons : La Fontaine du Houx, Le Clos Caboche et sa baignoire d'antan face à la forêt… Cinq suites spacieuses complètent la maison.




La Licorne s'étend sur la place du village en plusieurs corps de logis. Rénovées avec la maison de décoration Flamant, toutes les chambres donnent sur la halle ou sur le jardin intérieur, avec la forêt en arrière-plan.
Le cœur historique de l'hôtel : la maison à colombages ouverte vers 1610, son escalier d'époque Louis XIII et ses chambres aux poutres apparentes, entre la place de la halle et le jardin. Lits à baldaquin, parquets anciens, baignoires d'antan posées au milieu de la chambre : chacune a son caractère.





De l'autre côté de la cour, la dépendance de La Licorne fait face à la mairie. Plus intimes, ses chambres gardent le même esprit : murs clairs, poutres blanchies, linge blanc et vue sur le jardin, à quelques pas de la réception, du restaurant et du spa.

Pour venir à plusieurs, La Licorne propose des appartements familiaux pouvant accueillir jusqu'à six personnes, avec deux chambres et un coin salon.
Un peu plus loin, au pied de la motte féodale qui surplombe Lyons, les Maisons de la Licorne offrent trois appartements indépendants avec cuisine équipée, salon et terrasse, avec une vue sur la forêt. On y vit comme chez soi, tout en profitant des services de l'hôtel.



Au fond du jardin de La Licorne, la piscine du spa s'abrite sous une charpente de bois ouverte sur la verdure. Plus loin, une cabane perchée dans les arbres accueille les soins en duo.




Niché dans une longère normande d'époque, le Spa NUXE de La Licorne et du Grand Cerf déploie 600 m² de bien-être : quatre cabines de soins, un sauna, un hammam et une piscine intérieure et extérieure. Le lieu idéal pour se reconnecter à ses sens après une journée de balade en forêt.
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Près de 11 000 hectares de forêt domaniale enserrent le village « telle une couronne ». Ancienne chasse des ducs de Normandie et des rois, elle compte parmi les plus belles hêtraies d'Europe. Ses hêtres atteignent des hauteurs vertigineuses ; ses chênes au grain fin fournissent le merrain des fûts des grands vins.
Près de 10 700 hectares de forêt domaniale, où le hêtre règne en maître : des futaies dont les fûts montent jusqu'à 45 mètres, des clairières semées de villages, des vallons, des étangs et des sentiers par dizaines. On y entre à pied en sortant de La Licorne.

Autour du village s'étend la plus grande forêt de Normandie : près de 10 700 hectares de forêt domaniale, gérée par l'Office national des forêts, où dominent des hêtres en futaie dont les fûts montent jusqu'à 45 mètres.
Ancienne chasse des ducs de Normandie puis des rois de France, elle est aujourd'hui un immense terrain de promenade : sentiers balisés, arboretum, arbres remarquables, abbaye cistercienne, sorties nature au fil des saisons. Tout commence à la porte de La Licorne.
Carte schématique, positions indicatives. Pour randonner, la carte IGN TOP 25 n° 2111 OT couvre le massif.
Le hêtre est l'essence principale du massif, à 58 %. Le chêne sessile, le charme, le châtaignier et le merisier l'accompagnent, et quelques parcelles de résineux, comme les mélèzes, ponctuent les futaies. L'ONF favorise aujourd'hui le mélange des essences pour la biodiversité et la résistance au changement climatique.
La forêt n'est pas un bloc d'un seul tenant : c'est un massif découpé de grandes clairières, ouvertes par les défrichements médiévaux, où se nichent hameaux et villages. Un plateau entaillé de petits vallons, dont le plus large est celui de la Lieure, parcouru de routes forestières et d'allées cavalières.
Constituée à la fin de l'Antiquité, la forêt s'étendait autrefois jusqu'à Gisors. Ducs de Normandie et rois de France y ont chassé : Philippe le Bel y fit près de cinquante séjours. Les gentilshommes verriers ont longtemps puisé dans ses bois pour alimenter leurs fours, jusqu'au XIXe siècle.
Surexploitée et pillée à la Révolution, elle est replantée en hêtres par l'administration forestière à partir du XIXe siècle. Les futaies que l'on admire aujourd'hui sont le fruit de ce patient travail.
Quelques géants de la hêtraie, dont certains ont plus de trois siècles.
Signalé par un panneau en forêt, ce hêtre « vénérable » du secteur du Tronquay est l'un des plus imposants du massif : plus de cinq mètres de tour à hauteur d'homme selon les mesures récentes.
Un fût parfaitement droit qui jaillit vers le ciel, campé sur de puissants contreforts : ceux qui lui valent son surnom.
Planté sous Louis XV, le célèbre hêtre de la Bunodière, à Beauvoir-en-Lyons, a été abattu par sécurité en 2013, malade, à près de 280 ans. Son nom honore un forestier des Eaux et Forêts ; un successeur doit être désigné parmi ses voisins.
Les arbres remarquables se méritent : demandez leur emplacement à la réception ou à l'office de tourisme de Lyons-la-Forêt.

Ancienne pépinière forestière transformée en arboretum en 1981, le jardin des Bordins rassemble une centaine d'essences venues du monde entier sur plus de huit hectares, en deux collections : les arbres du monde et les peuplements forestiers. Chaque arbre est présenté par un panneau.
Dix-sept itinéraires balisés. Le sentier de la Fontaineresse (6,5 km) part du village ; celui du Fouillebroc (19,5 km, environ 5 h) passe par l'arboretum et l'abbaye de Mortemer.
Circuits balisés à travers clairières et vallons, et routes forestières tranquilles pour les vélos électriques.
Allées cavalières et centres équestres autour du massif, pour une balade à cheval sous les hêtres.
En septembre, sorties nocturnes avec un guide nature pour écouter la forêt la nuit et, avec un peu de chance, le brame. Réservation à l'office de tourisme.
En octobre et novembre, sorties avec un mycologue pour apprendre à reconnaître, cueillir et cuisiner les champignons.
Ruines cisterciennes au fond d'un vallon, étangs et légendes : la dame blanche, les moines fantômes, le lutin Goublin gardien d'un trésor.
Le square des Trois Moulins, au bord de la Lieure, ou les aires de l'arboretum.
Marcher lentement, respirer, écouter : la hêtraie se prête à la sylvothérapie. [partenariat guide à confirmer]
En période de chasse, certains secteurs peuvent être fermés : consultez le calendrier de l'ONF ou demandez à la réception avant de partir.
Réserver un séjour natureSources : Office national des forêts ; Office de tourisme Lyons Andelle ; Normandie Tourisme ; Les Plus Beaux Villages de France ; CNES Géoimage, « Lyons-la-Forêt et son environnement » ; DREAL Normandie, « Le Pays de Lyons » ; Krapo arboricole (arbres remarquables).

Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Lyons-la-Forêt fut le lieu de villégiature de Guillaume le Conquérant, de Saint Louis ou de Philippe le Bel. Maisons à pans de bois, façades de briques roses, ruelles fleuries : le village a traversé les siècles presque intact, autour de sa halle du XVIIIe siècle.
Ancien relais de poste face à la halle, Le Grand Cerf a été démonté et remonté pièce à pièce pour renaître en 2010. Ses treize chambres mêlent bois et tomettes de Normandie, et portent les noms de la forêt : Grisard, Saule tortueux…
Son Bistrot, cuisine ouverte à l'ancienne et larges baies sur la halle, sert une cuisine de terroir qui change au gré des saisons, avec le gibier en saison de chasse.



Au-delà de la beauté de lieux étonnamment préservés, le voyageur qui découvre Lyons-la-Forêt comprend vite qu'une histoire singulière explique le charme de ce bourg normand. Cité royale au Moyen Âge, Lyons le redevient sous Charles IX puis à la fin du règne de Louis XIV ; ses rues dessinent encore l'anneau du château disparu, où mourut Henri Ier Beauclerc. Quatorze étapes, à faire à pied au départ de La Licorne.
Plan redessiné d'après le dépliant de la balade historique ; positions indicatives. Cliquez sur un numéro pour lire l'étape.
1Au cœur de Lyons, attestée dès le XIVe siècle, une remarquable halle restaurée grâce au duc de Penthièvre, petit-fils de Louis XIV et dernier seigneur de Lyons. Elle abrite toujours le marché, trois fois par semaine (jeudi, samedi et dimanche).
2Isaac de Benserade, l'un des plus célèbres poètes de la cour de Louis XIV et librettiste de Lully, y naît en 1612. La maison appartient ensuite à un conseiller du roi. Remarquable façade de brique, pierre et pan de bois, grilles d'appui du XVIIIe siècle.
3En 1624, Louis XIII autorise la fondation d'un couvent de Cordeliers. Dès 1793, l'imposant bâtiment abrite des activités industrielles, jusqu'en 1850 une fabrique d'indiennes puis une verrerie. Le cloître et les vestiges de la chapelle sont encore visibles (visite à demander à l'office de tourisme).
4Entre 1910 et 1914, la grande maison du XVIIIe siècle devient une villa anglo-normande. Ami de la famille, Maurice Ravel y séjourne souvent entre 1911 et 1922 : dans le « Studio », il achève le Tombeau de Couperin (1917) et orchestre en 1922 les Tableaux d'une exposition de Moussorgski.
5Inauguré en 1921, le monument aux morts de la Première Guerre mondiale est l'œuvre de l'architecte Pierre Patout, ami de Jacques-Émile Ruhlmann. Sur la colonne de brique, une sculpture de Maurice Lerouge représente Pallas.
6Dépendance d'un probable pavillon de chasse de Charles IX, partiellement réédifiée au XVIIIe siècle pour devenir la maréchaussée. La maison s'appuie sur les vestiges de la porte du Pavillon et des remparts de Lyons, devant lesquels un monument honore Henri Ier Beauclerc, mort à Lyons en 1135.
7Édifié sur les remparts de Lyons, ce bâtiment, probablement pavillon de chasse de Charles IX au XVIe siècle, devient ensuite un couvent de bénédictines. Sa façade sur la vallée conserve de beaux décors de pierre, silex et grès, avec des éléments sculptés.
8Le charmant jardin public traversé par la Lieure, près des anciens moulins et viviers royaux. Sur l'un des moulins subsiste la trace d'une roue de bois, et sur la margelle qui enjambe la rivière, un mystérieux lion de pierre.
9Cette maison de type rural appartint à l'aéronaute Charles Dollfus (1893–1981). Claude Chabrol en fait, dans son Madame Bovary (1991), la première maison de son héroïne.
10Demeure du peintre surréaliste André Masson de 1937 à 1941, période très féconde de son œuvre. Il y reçoit André Malraux, André Breton, Louis Aragon ou encore Jean-Louis Barrault.
11Exceptionnelle par son chœur à trois vaisseaux et par sa situation excentrée, emplacement de Lyons jusqu'au XIe siècle. Appareillage extérieur en damier de grès et de silex, belle porte latérale à arc du XIIe siècle.
12Icône du style Art déco, le décorateur Jacques-Émile Ruhlmann (1879–1933) demande à son ami l'architecte Pierre Patout (1879–1965) de lui construire une villa à Lyons, où il aime pêcher à la mouche. La maison devient le rendez-vous de nombreux artistes.
13Bâti en 1782, il a vu se dérouler les grandes heures de la cité. Au premier étage, l'ancienne salle du bailliage conserve une rare tenture fleurdelisée, une alcôve-chapelle et le mobilier de l'ancien tribunal royal, devenu Justice de paix en 1789. Un cachot rappelle la fonction première du bâtiment. La façade, réédifiée en 1865, porte les armoiries du duc de Penthièvre.
14Le célèbre peintre orientaliste américain Frederick Arthur Bridgman (1847–1928) s'installe à Lyons vers 1910 et s'y fait construire cette maison. Il repose dans le cimetière de Lyons.
Roi d'Angleterre et duc de Normandie, il meurt au château de Lyons d'une indigestion de lamproies, probablement pêchées dans le vivier royal. Lyons lui doit surtout un bourg fondé aux portes du château : de cette époque date le transfert autour de la halle du cœur de l'agglomération, d'abord établi près de l'église.
Le roi qui incarne pour la postérité la toute-puissance de l'État voue à la chasse une passion sans borne. Malgré Compiègne ou Orléans, le Pays de Lyons et ses 25 000 hectares de forêts, ses cinq résidences royales et son haras deviennent le premier domaine de chasse du royaume.
Issu d'une famille « lyonsaise » qui tient la porte du château royal, il s'impose à la fin du règne de Philippe le Bel comme une sorte de vice-roi. Victime d'un complot à la mort du roi, il est pendu au gibet de Montfaucon.
Le roi de France qui a le plus aimé « sa » forêt de Lyons. Il y vient chasser à chaque période de paix, fait construire non loin le château de Charleval et laisse le seul traité de vénerie écrit par un roi de France. Ronsard célèbre ses exploits cynégétiques.
Poète à la cour de Louis XIV et librettiste de Lully, il naît à Lyons. Beau et talentueux, sans fortune mais parent de Richelieu, il conquiert la cour, le roi et Mazarin par son esprit. Il entre à l'Académie française en 1674. La place de la halle porte son nom.
Petit-fils de Louis XIV et de Mme de Montespan, il devient seigneur de Lyons en 1775. Grand mécène, il est le bienfaiteur du village : en 1782, il fait reconstruire l'hôtel de ville et restaurer la halle.
Il séjourne souvent à Lyons entre 1911 et 1922, invité au Fresne par Mme Dreyfus, mère du compositeur Roland-Manuel. Il y termine le Tombeau de Couperin et y orchestre les Tableaux d'une exposition de Moussorgski.
Redécouvert grâce au train et à l'automobile, Lyons attire Jacques-Émile Ruhlmann, Louis Aragon, André Breton, Paul Léautaud, Julien Green, André Masson ou le peintre Frederick Arthur Bridgman. Et le cinéma, qui y retrouve le décor de Madame Bovary.

La Licorne et Le Grand Cerf se font face de part et d'autre de la halle : une salle de réception, deux salles de séminaires, à moins de 100 km de Paris. Ici, le temps ralentit, les idées se posent et les équipes se retrouvent.
Le Lounge du Grand Cerf, avec billard et jeux, est réservé aux groupes. Le dîner gastronomique à La Licorne Royale est proposé en option.
Découvrir l'offre séminairesDans l'un des Plus Beaux Villages de France, au milieu de l'une des plus belles hêtraies d'Europe, La Licorne et Le Grand Cerf se font face de part et d'autre de la halle. Deux maisons, quatre salles et 11 000 hectares de forêt pour réunir vos équipes.
À moins de 100 km de Paris, sans le stress de la ville : un vrai dépaysement, propice à la concentration, à la motivation et à la cohésion. Le grand air fait le reste : les échanges se libèrent, les idées circulent.

Journée d'étude ou séminaire résidentiel : réunion en salle à la lumière du jour, pauses gourmandes, déjeuner au Bistrot du Grand Cerf ou à La Licorne Royale, avec ou sans hébergement.
Selon la météo, séance de travail sous tente en forêt, pause et déjeuner en pique-nique, puis retour en salle. Une formule qui change le regard et libère la parole.
Comité de direction, lancement de produit, incentive, soirée de gala : nous composons avec vous le programme, la restauration et les activités, de la première pause au dernier verre.
Ancienne forêt de chasse des ducs de Normandie, la hêtraie forme des voûtes de lumière qui changent avec les saisons. Sentiers, arboretum, motte féodale, étangs : nous y installons vos temps forts, à deux pas des salles.
Séance de travail sous tente en pleine forêt, puis retour en salle. La meilleure façon de sortir des habitudes.
Pause ou déjeuner pique-nique dans les sous-bois, au cœur de la journée de travail.
Par équipes, carte et boussole en main, à travers la hêtraie. Cohésion garantie, fous rires compris.
Un atelier de reconnexion à la nature pour ralentir, respirer et repartir d'un meilleur pied.
Randonnée à la découverte de la forêt de Lyons, de ses futaies, de ses étangs et de son arboretum.
En vélo électrique ou en Twizzy, sur les routes forestières et vers les villages alentour.
Un barbecue sur la motte féodale ou dans l'arboretum, avec la forêt pour décor.
Nichée dans un arbre du jardin, la Cabane perchée accueille des soins en duo. Une expérience suspendue, au sens propre.

Après les réunions, le corps aussi a droit à sa pause. Installé au Grand Cerf, le Spa Nuxe réunit une piscine intérieure et extérieure de 70 m², un jacuzzi, un sauna, un hammam et une tisanerie, trois cabines de soin et une cabine de balnéothérapie.
Pour les équipes : atelier « lâcher-prise » au spa, soins de 45 minutes à tarif préférentiel, accès au spa inclus dans la formule Tout inclus.
Face à l'ancien tribunal et ses cachots, le Lounge du Grand Cerf est le salon de nos deux maisons : un lieu cosy et rétro, avec billard, jeux, bar et terrasse face à la halle, ouvert pour votre groupe jusqu'à minuit.


Deux restaurants, une même signature, celle du chef Christophe Poirier. Pour vos groupes : menus bistronomiques au Bistrot du Grand Cerf, barbecue sur la motte féodale ou dans l'arboretum, accords mets et vins, dîner de gala.
Le dîner à La Licorne Royale, une étoile Michelin, est proposé en option.
Salle équipée et Wi-Fi compris, proposition sur mesure.
Remises pour les réservations anticipées et les groupes. Dîner à La Licorne Royale en option. Transport en car organisé sur demande. Chaque proposition est établie sur mesure.
| Salle | Surface | Théâtre | Banquet | Cocktail |
|---|---|---|---|---|
| Le Grand Hêtre | 110 m² | 80 | 48 | 150 |
| L'Orangerie | 70 m² | 40 | 30 | 70 |
| La salle Benserade | 40 m² | 30 | 25 | 45 |
| Le Bureau | 20 m² | 10 | – | – |
Salles à la lumière du jour, écran plat HDMI, paperboards, Wi-Fi. [capacités à confirmer]



Chaque élément s'ajuste : programme, restauration, activités en forêt ou au spa, hébergement. Nous serions ravis de vous faire visiter nos maisons et de vous recevoir à déjeuner.
seminaire@hotel-licorne.com · 02 32 48 24 24
Demander une propositionPlace Isaac Benserade, 27480 Lyons-la-Forêt, en Normandie, à moins de 100 km de Paris. La halle, les ruelles et l'orée de la forêt sont à deux pas de votre chambre.
Oui. La Licorne Royale, le restaurant gastronomique de La Licorne, a une étoile au Guide Michelin depuis 2014. Le chef est Christophe Poirier.
L'auberge ouvre vers 1610 sous l'enseigne du « Cheval Blanc ». Elle s'appelle « la Licorne » dès le XVIIe siècle, puis « La Licorne Royale » à partir de 1768. Ses propriétaires reçoivent le brevet de Maître de Poste en 1855.
La forêt de Lyons, les Trois Moulins, l'abbaye de Fontaine-Guérard, les châteaux de Vascœuil, d'Heudicourt et de Martainville, la chapelle Sainte-Catherine de Lisors. Voir « Le livre du chef », dans le chapitre I.
Oui. Les Maisons de la Licorne proposent trois appartements familiaux, au pied de la motte féodale, avec vue sur la forêt.
La réception est commune aux deux hôtels, face à la halle. De la Toussaint à Pâques, elle se tient à La Licorne, place Isaac Benserade.
Les chambres sont disponibles à partir de 15 h et à libérer avant 11 h.
Oui, les animaux sont acceptés. [supplément à confirmer]
Pour une table à La Licorne Royale, un soin ou un séminaire : 02 32 48 24 24 · contact@hotel-licorne.com
De part et d'autre de la halle, au cœur de Lyons-la-Forêt : la réception commune, les restaurants, le Spa Nuxe et les salles de séminaires, à quelques pas les uns des autres.
De la Toussaint à Pâques, la réception des deux hôtels se tient à La Licorne.